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La communication imprimée des restaurateurs

Menus, vitrines, comptoir : le guide pratique des supports imprimés pour la restauration, choisis pour résister au service et se mettre à jour vite.

Un restaurant, un café ou un snack se vit autant qu’il se goûte : l’ardoise du jour, la carte tendue à table, l’affiche en vitrine, le sous-bock au comptoir. Tous ces supports parlent de vous avant même le premier plat. Ce guide rassemble les imprimés vraiment utiles aux métiers du CHR et la façon de les choisir pour qu’ils durent et se mettent à jour vite.

Trois enjeux propres à la restauration

La restauration impose ses contraintes : l’humidité, les manipulations répétées, les taches, et des cartes qui changent au fil des saisons, des arrivages et des services. Trois enjeux reviennent en permanence.

  • La rotation des cartes. Un menu n’est jamais figé : plat du jour, suggestions, ardoise saisonnière, ajustement des prix. Vos imprimés doivent suivre ce rythme sans vous coûter une fortune à chaque changement.
  • L’affichage qui attire. Avant de pousser la porte, le client lit votre vitrine et votre stop-trottoir. Un affichage clair, lisible de loin et résistant aux intempéries fait entrer du monde.
  • L’ambiance jusque dans le détail. Set de table, sous-bock, chevalet de comptoir : ces petits supports prolongent votre univers et donnent envie de revenir.

Le saviez-vous — La cohérence entre la vitrine, la carte et la table construit la reconnaissance de votre établissement : mêmes couleurs, même typographie, même ton, support après support.

Le menu : format et pliage

La carte est l’objet que le client tient le plus longtemps entre les mains. Le format fixe le ton autant que le contenu : du A4 (210 × 297 mm) à la carte de prix, jusqu’au A5, au A6 de comptoir, aux formats carrés (de 105 à 297 mm) ou aux formats longs « large » élancés. Le menu existe en plus de 20 formats fermés et 8 modes de pliage.

Côté pliage, adaptez la forme à la richesse de la carte : format simple pour une carte de prix, pli simple pour un menu deux volets, pli roulé ou accordéon (6 ou 8 pages) pour une carte fournie, pli fenêtre pour une mise en scène. Tout se commande prêt à poser sur table.

Format Dimensions
A6 105 × 148 mm
A5 148 × 210 mm
A4 210 × 297 mm
Carré M 148 × 148 mm
A4 large 148 × 420 mm

Astuce — Séparez la carte « stable » (entrées, plats signature) de la carte « du jour » sur un encart léger : vous réimprimez seulement l’encart, pas toute la carte.

Le menu : papier et protection

Pour une carte qui ne gondole pas, montez en épaisseur : un couché brillant ou demi-mat « silk » de 300 à 400 g/m². Le silk se lit sans reflets gênants sous les lumières chaudes d’une salle.

Le pelliculage protège des doigts gras et des éclaboussures : brillant pour des photos de plats qui claquent, mat pour l’élégance, Soft Touch® pour un toucher velours, ou mat anti-rayures pour les cartes sombres. Une carte pelliculée s’essuie d’un coup d’éponge.

Pour l’esprit de la maison, le choix du papier compte : Kraft Muskat Brown 290 g/m² ou papiers recyclés (Rebello, Recystar®, BalancePure®) pour une table nature ou bistrot ; Sirio Pearl nacré ou Tintoretto Gesso martelé pour le haut de gamme.

Attention — Un menu pelliculé ne s’annote plus au stylo. Pour noter un plat du jour à la main, gardez un encart non pelliculé, une ardoise, ou un porte-menu à insert glissable.

La vitrine et l’affichage extérieur

Votre vitrine est votre premier vendeur, ouvert 24 h/24. Plusieurs supports l’habillent et informent le passant avant qu’il n’entre.

  • L’autocollant vitrine affiche horaires, carte ou promotion du midi, côté intérieur ou extérieur. La version vision unidirectionnelle (one-way) montre votre visuel dehors tout en laissant voir la rue depuis la salle.
  • Le film dépoli (effet verre sablé) habille le bas de vitrine ou crée de l’intimité au-dessus des tables, logo en réserve. Il filtre le regard sans assombrir la salle.
  • L’affichage de rue repose sur le stop-trottoir (base à ressort ou réservoir d’eau) et le chevalet porte-affiche en A3 ou A4, qui accueille votre menu du jour devant l’entrée.

Le saviez-vous — Un autocollant vitrine collé en face intérieure est protégé de la pluie, des rayures et du décollement : le visuel doit alors être fourni en miroir.

Le comptoir, la table et l’à-emporter

C’est là que se joue la suggestion : un dessert, un cocktail, un café gourmand. En A4 ou A3 paysage, le set de table protège la table et porte votre carte des desserts, un jeu pour les enfants ou un mot du chef, en papier recyclé ou résistant YUPOBlue®. Le chevalet de comptoir en Multicard® 300 g/m², format A5 ou A6, se pose à bande autocollante : idéal pour le plat du jour ou la promotion du moment.

Le sous-bock sur carton buvard épais (1,4 mm, 580 g/m²) absorbe la condensation et porte votre marque sous chaque verre : rond, carré à coins arrondis, ovale, cœur ou forme moderne, avec option dorure à chaud. Sa version papier (rond Ø 85 mm ou carré 100 mm) reste économique pour la grande quantité.

Enfin, la bague à sandwich (carton Grease Guard), le sac en papier et le sac « Doggy Bag » prolongent l’expérience à la maison. Imprimés à votre logo, ils deviennent un support publicitaire qui circule en ville.

Astuce — Le sous-bock peut aussi servir de jeton de boisson ou de carte de fidélité tamponnée : un support utile qui reste dans la poche du client.

Les matières résistantes

En cuisine comme en salle, vos imprimés vivent dans un environnement exigeant : humidité, projections, manipulations répétées, passage en terrasse. Certains papiers sont conçus pour ça.

Les papiers synthétiques Synapse® et YUPOBlue® (200 à 319 g/m²) sont résistants à l’eau et aux déchirures : la carte s’essuie, ne gondole pas et supporte la terrasse. Le Teslin® (115 à 243 g/m²) offre la même robustesse en plus souple. Sur un papier classique, le pelliculage recto/verso ajoute une couche lavable et rigide : c’est le moyen le plus simple de rendre un menu, un set ou un chevalet résistant aux taches sans changer de support.

Matière Atout
Synapse® 170 g/m² Eau, déchirure
YUPOBlue® 200–319 g/m² Eau, déchirure, rigidité
Teslin® 115–243 g/m² Eau, déchirure, souplesse
Pelliculage recto/verso Lavable, anti-taches
Carton sous-bock 580 g/m² Absorbant, épais

Le saviez-vous — Les papiers synthétiques type YUPO® ne sont pas faits de fibres de bois : ils n’absorbent pas l’eau, ce qui explique qu’on puisse les nettoyer d’un coup d’éponge.

Saisonnalité et mise à jour

La restauration vit au rythme des saisons et des arrivages. La vraie question n’est pas « comment imprimer une carte » mais « comment la réimprimer vite, sans gaspiller ». Trois réflexes y aident.

  • Imprimer juste ce qu’il faut. Le menu se commande en petites quantités, de 5 à 50 exemplaires : vous réimprimez à chaque changement plutôt que de stocker des centaines d’exemplaires bientôt obsolètes. Le set de table descend jusqu’à 10 exemplaires.
  • Adopter une structure modulaire. Gardez une carte « socle » durable et un encart « suggestions » léger, vite réimprimé : vous changez le plat du jour sans refaire toute la carte.
  • Miser sur les supports réutilisables. Stop-trottoir et chevalet porte-affiche sont permanents : seule l’affiche intérieure change, en glissant une nouvelle feuille.

Astuce — Enregistrez votre gabarit de carte une bonne fois. À la saison suivante, vous ne changez que les plats et les prix : la mise à jour se fait en quelques minutes.

Couleurs et appétence

En restauration, la palette d’une carte ou d’une vitrine n’est pas qu’esthétique : elle ouvre l’appétit, fixe l’ambiance et oriente le choix. Le rouge et l’orange stimulent l’appétit et l’envie d’agir, d’où leur omniprésence en restauration rapide ; le jaune évoque la chaleur et la convivialité, mais trop de rouge fatigue l’œil. Le vert signale le frais, le végétal et le sain, parfait pour une carte bio ou de saison ; le brun et les tons kraft disent l’artisanal et le fait-maison ; le noir et le doré posent le haut de gamme.

Le saviez-vous — Le bleu est rare sur les cartes : peu d’aliments naturels sont bleus, et la couleur évoque plutôt la fraîcheur des boissons que la nourriture chaude.

Le fichier et le contrôle

Une belle carte mal préparée ressort mal imprimée. Quelques réglages techniques garantissent un menu fidèle à votre écran : prévoyez le fond perdu (1,5 mm pour la carte, davantage pour la vitrophanie), gardez vos textes et vos prix à 3 mm des bords, travaillez en CMJN à 300 dpi, et préférez un noir riche à un 100 % K pour un noir profond sur fond de carte.

  • Format et fond perdu conformes au gabarit du produit
  • Textes et prix à 3 mm minimum des bords
  • Photos de plats en 300 dpi, fichier CMJN
  • Recto/verso et sens de pliage dans le bon ordre
  • Polices vectorisées, export PDF (PDF/X)

À la commande, le prix et le délai s’affichent en direct. Un contrôle de fichier humain vérifie votre document, et un BAT (bon à tirer) vous est soumis avant impression : vous validez exactement la carte qui sera produite. Pour un rappel pas à pas de l’export PDF et de la préparation des fichiers, notre Centre d’expertise détaille chaque étape.

BDX Print vous accompagne

BDX Print est une imprimerie en ligne basée en région bordelaise (Mérignac). Pour les métiers de la restauration, nous réunissons l’essentiel : des matières pensées pour résister à l’humidité et aux manipulations, et des petites séries pour mettre votre carte à jour aussi souvent que votre cuisine l’exige — de la vitrine au sous-bock, sans complications. Une question sur le bon support ou la bonne matière ? Vous pouvez nous contacter ou parcourir nos produits pour équiper votre établissement.

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